13/09/2010

Des hommes à temps partiel

En faisant récemment des recherches pour un article sur la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle (à paraître dans le prochain babybook), je me suis rendu compte qu’il était beaucoup plus facile d’interviewer des femmes sur ce sujet, que des hommes. Déjà parce que par rapport aux femmes qui passent toutes (disons à une immense majorité) par une période d’interrogation sur l’aménagement de leur temps après avoir eu des enfants, moins d’hommes s’interrogent sur cette question. Parce que çà n’est pas dans la culture ambiante (pour être caricaturale, l’opinion dominante est : un homme « doit » travailler à 100% et faire vivre la famille). Parce qu’ils se sentent parfois moins impliqués dans la vie de famille, que ce soit dans les tâches ménagères ou plus tard dans l’éducation de leurs enfants.

 

Mais aussi parce que les hommes qui ont fait un choix au niveau de l’aménagement de leur temps de travail ne souhaitent pas forcément en parler. En effet, représentant encore une minorité, ils ont peur d’être montrés du doigt par rapport à leur choix de vie.

« C’est mal considéré pour un homme », « Cà ne fait pas partie de la norme ».

 

SI je comprends parfaitement cette peur, j’espère à titre personnel que plus d’hommes auront envie d’assumer leurs envies de parler de leur implication dans leur vie de famille et de la manière dont ils choisissent parfois de créer des compromis avec leur vie professionnelle. Parce que cela peut inspirer d’autres hommes et leur montrer que des modes de vie moins stéréotypés sont possibles. Parce que ce sera une manière de faire évoluer les mentalités et de changer la « norme » masculine en entreprise.

 

PS désormais habituel pour mes posts : si vous vous reconnaissez dans ma description, n’hésitez pas à m’écrire en direct pour en parler

 

A lire, un article intéressant sur le sujet :

http://www.tsr.ch/info/suisse/2284319-temps-partiel-un-droit-mal-connu-des-hommes.html

05/06/2010

Des concerts et des célébrations

Ce dimanche, plein de concerts aux bains des pâquis pour des célébrations importantes.

lairdesbains.jpg

 

 

 

Tout d'abord (honneur aux hôtes), les bains fêteront leurs 20 ans d'existence avec la sortie attendue du CD l'air des bains. Avec de nombreux artistes suisses, beaucoup d'originalité et de fraîcheur, et dans un cadre idyllique: vous pourrez découvrir notamment Alenko, Jerrycan ou encore Julien Brulhart, Pascal Schaer & Sophie Ding (ma chouchoutte, perso). Envie d'en savoir plus?? Alors allez voir http://www.newhealingsounds.com/CD_BainsDesPaquis.html ou encore http://www.bains-des-paquis.ch

 

 

014_MichGerber_A_Jaquemet_7.jpgEnsuite ("last but not least", comme on dit dans la langue de shakespeare), Mich Gerber, "incontournable artiste suisse" (@Ashley), bassiste et compositeur de jazz électronique inspiré des musiques du monde, donnera un concert - toujours aux bains des pâquis - à 17h - dans le cadre de la journée Making Peace. Quelle célébration? le 100ème anniversaire du prix nobel de la paix du BIP.

 

Avec tout celà, si vous êtes amateur de musique un peu, amateur de musique suisse beaucoup (avec ou sans Stephan Eicher), vous n'avez plus aucune raison de ne pas venir dimanche nous retrouver avec ce beau soleil qui s'annonce...

 

 

http://www.makingpeace.org
http://www.weekendinternational.ch

03/05/2010

Et alors, tu fais quoi dans la vie ?

A chaque dîner de famille, j’ai généralement droit à la question traditionnelle : « et alors, tu fais quoi dans la vie ? » Me vient alors un doute existentielle récurrent : c’est vrai, çà, qu’est-ce que je fais dans la vie ??

Les gens ont généralement une vision normée de ce que doit être un travail et de la place que ce travail doit prendre dans notre vie. On identifie souvent nos connaissances par rapport à leur activité professionnelle : lui, il est informaticien, elle secrétaire.

Mais alors qu’en est-il des personnes qui changent d’activité professionnelle au cours de leur vie ? Il devient de plus en plus fréquent que par choix ou parfois par obligation, on se réoriente. A ce moment là, le « label » que vos amis vous avaient attribué ne fonctionne plus, et cela peut être perturbant.

Est-ce qu’au final, on ne devrait pas s’intéresser aux gens pour ce qu’ils sont, et non pour ce qu’ils font?

04/10/2009

Une crèche pour le Grand Conseil?

Dans le domaine des prestations sociales, Genève est parfois à la traîne.
C'est notamment le cas pour la conciliation de la vie politique et familiale pour les député(e)s au Grand Conseil.

Et au Grand Conseil... de Neuchâtel, çà se passe comment?
Signe de l'évolution de la société et de la volonté de mieux concilier les exigences de la vie privée et de l'engagement professionnel, un partenariat public-privé entre l'Etat de Neuchâtel, la Banque Cantonale et une entreprise locale a permis de financer l'ouverture d'une crêche à Neuchâtel. Celle-ci possède une capacité suffisante pour les besoins du personnel des entités créatrices et est de plus ouverte aux parents assumant un mandat au Grand Conseil, durant les sessions de celui-ci.

Car la deuxième différence notable entre l'organisation du Grand Conseil à Genève et Neuchâtel concerne les horaires des sessions. A Neuchâtel toutes les séances, y compris les séances de groupe, ont lieu pendant la journée et chaque commission choisit son jour de séance. Cette répartition des horaires est plus pratique pour les parents sans pour autant pénaliser les députés qui exercent une activité salariée.

A Genève, rien de nouveau sous le soleil?
A Genève, a-t-on une chance que de telles initiatives voient le jour? Concernant les horaires, un projet de loi a été déposé en ce sens et renvoyé à la commission des droits politiques.

Alors, il faudra s'atteler à ce que l'Etat - seul ou dans le cadre d'un partenariat public-privé - crée l'impulsion nécessaire qui permettra que les représentants d’une haute fonction cantonale (les député(e)s, donc) aient accès en tant que parent à une crêche et puissent ainsi mieux conjuguer leur vie personnelle et leur engagement politique.

02/10/2009

Comment obtenir un congé paternité... pour les papas qui le souhaitent !

Le rôle de papa
Je l'ai dit au préalable, le combat pour l'égalité signifie également donner aux hommes des droits comparables à ceux des femmes. Ainsi, ceux qui dans des commentaires ont signalé que selon eux, une différence génétique ne doit donner lieu à aucun droit ou devoir supplémentaire devraient s'étonner que les hommes qui travaillent n'aient pas la possibilité matérielle de passer du temps auprès de leur enfant !!

Comme le dit un édito: "Et si on positivait dans cette guéguerre des sexes? Et si la nouvelle priorité des femmes devenait la cause des pères, pour qu'enfin la société change en profondeur et que le fait de s'occuper de son enfant dès la naissance devienne la règle pour les hommes aussi?"

Parmi les mesures manquantes - mais aussi celles qui fâchent - le fameux congé paternité.

Quelles mesures législatives?
Le gros problème est que toutes les mesures pour tenter de mettre en oeuvre un congé paternité même modeste échouent: Ainsi, au niveau du conseil national, le projet de motion qui demandait l'introduction d'un congé parental de deux semaines ou encore un projet d'Antonio Hodgers qui demandait simplement que soit créée une base légale pour permettre aux cantons qui le veulent de créer un congé paternité.

Parfois, c'est l'argument économique qui est mis en avant: comment "ajouter" deux semaines de congé à un jeune papa? Sur cet aspect, je dirai simplement la chose suivante: c'est parfois un faux argument puisque je connais des hommes qui ont souhaité soit rallonger leurs vacances avec un sans-solde pour mieux vivre leur paternité soit utiliser simplement leur solde de vacances - et dans ces deux cas spécifiques, la mesure a été refusée.

Ainsi, c'est bien un problème culturel plus profond: on ne considère pas qu'un homme ait "besoin" de passer du temps avec son enfant. Et c'est dramatique! Si on refuse à un homme ce lien unique qui peut se créer lors des premières semaines de l'enfant, comment s'étonner que dans la suite de sa vie de parent, il reste bien souvent "plus à l'écart" que la mère ?

"Faites l'amour, pas la guerre !"
Mais la proposition la plus originale - issue de quatre parlementaires romands de différents partis - est de loin celle-ci: les cours de répétition militaires devraient être remplacés par un congé payé à la maison en cas de naissance!

Bien sûr, cette mesure est imparfaite et même provocatrice. Ainsi, les travailleurs étrangers n'auraient droit à rien. Mais elle a le mérite de revenir sur cette notion que j'avancais il y a quelques temps sur ce même blog: pourquoi ne pas voir la parenté comme un service rendu à a communauté et considérer de manière identique les congés pris pour l'une ou l'autre raison?


paternite_1.jpgVous voulez en savoir plus sur les propositions de Antonio Hodgers, Hughes Hiltpold, Luc Barthassat et Roger Nordmann? C'est par ici