20/10/2011

Vive le congé paternité !! (pour Sarko?!)

Une brève humoristique aujourd'hui, juste pour vous faire découvrir le dessin de sieur Vidberg sur la naissance de la "princesse" française... ah, si seulement Monsieur Sarkozy pouvait nous prendre un petit congé paternité au milieu de son hyper-présence-présidentielle... il montrerait l'exemple pour de nombreux papas, et avec un peu de chance, cela rendrait service à la France !?

C'est par ici: http://vidberg.blog.lemonde.fr/2011/10/20/le-conge-de-pat...

19/07/2011

Pour un air démocratique, Soudan, mon Soudan (c Souchon))

Le 09 Juillet 2011 est né un nouveau pays. Après une décennie de guerre, le Sud Soudan a déclaré son indépendance et est devenu le 193ème état de la planète. La France, les Etats-Unies et le Royaume-Uni l'ont déjà reconnu en tant que pays. Mais surtout, le gouvernement du Soudan qui avait freiné pendant des années son accession à l'indépendance a reconnu l'indépendance de son nouveau voisin avant même la cérémonie officielle.

Mais beaucoup reste à faire! Les deux pays ne se sont en effet toujours pas mis d'accord sur un ensemble de questions sensibles, dont les plus importantes concernent le tracé de la frontière et... le partage des revenus tirés du pétrole, le Sud détenant les gisements et le Nord les installations pétrolières. Espérons qu'à l'élan de joie provoqué par cette indépendance succèdera la stabilité politique nécessaire pour améliorer la vie des sud-soudanais.

Une plateforme de dons, Global Giving, recueille actuellement des dons pour aider les mères de la région d'Onura, qui sont encore nombreuses à mourir en couche. D'humeur généreuse? Suivez le lien http://bit.ly/npKbTo

 

Sources:
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/07/09/quelles-relations-entre-le-soudan-et-le-nouvel-etat-du-sud-soudan_1546677_3212.html
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/07/09/le-sud-soudan-proclame-son-independance_1546977_3212.html

 

 

16/07/2011

De l'absence de débat en France: Eva Joly sur l'armée

"J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé [militaire] par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent", a déclaré la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle en marge d'un rassemblement pour les valeurs de la République.*

Intéressant débat en France, après la suggestion d'Eva Joly de remplacer le défilé du 14 Juillet par un défilé citoyen.

Intéressant parce qu'en proposant, de manière utopique, quelque chose qui sort des chantiers battus, on se rend compte de l'absence de débat en France. Plutôt que d'argumenter sur la proposition en elle-même et d'en trouver les avantages et les inconvénients, les politiciens ont tout d'abord refusé cette idée en bloc en la taxant d'"irresponsable" ou d'"inutile".

La palme revient au FN et à l'UMP qui se sont attaqué à la binationalité de la candidate: je ne savais pas le fait de posséder une autre nationalité empêchait de s'interroger sur la culture française. Personnellement, née en France et bi-nationale franco-suisse depuis une dizaine d'années, je trouve la question importante: pourquoi dépenser tant d'argent pour mettre en avant une image guerrière de la France? Cela ne correspond pas à la France que j'aime, pas plus que lorsque la France justifiait la poursuite des essais nucléaires français à Mururoa par la nécessité de montrer sa suprémacie militaire. Supprimer totalement le défilé n'est peut-être pas réaliste au vu de l'attachement de certains à cette démonstration de la "grandeur" de la France sur le plan militaire (sic), mais pourquoi ne pas s'inspirer de cette proposition pour imaginer un 14 juillet plus représentatif de la société française dans son ensemble? Martine Aubry par exemple proposait d'organiser en parallèle chaque 14 Juillet une fêt de l'égalité. Je trouverais intéressant de mon côté de proposer à des groupes de la société civile qui se serait illustré au cours de l'année de participer au défilé.

En Suisse heureusement, on peut débattre sur ce type de sujets. Le GSSA fait régulièrement revenir le débat de la justification de l'armée suisse, et je signe avec plaisir et conviction leurs feuilles de signature. Le peuple Suisse souhaite encore conserver l'armée? Bien, c'est la loi du consensus, mais en tous cas, le débat existe, et un jour peut-être, le vote sera en faveur de la suppression de l'armée.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/14/eva-joly...

16/12/2010

Application de la loi sur l'égalité: où en est-on?

L'égalité hommes-femmes n'est décidément pas un sujet à la mode pour les politiciens genevois. Après une première attaque en règle de la part des constituants, c'est le Grand Conseil qui a décidé de "supprimer la loi cantonale d'application de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes (LaLEg) et à faire disparaître les dispositions de procédure prévues dans la loi générale relative au personnel de l'adminisration cantonale et des EPM"(1). Et précisément, la mise en pratique réelle de l'égalité requière une loi d'application, et non seulement une décision théorique.

Passer de l'égalité théorique à une mise en pratique de l'égalité

Depuis 30 ans, les femmes ont théoriquement acquis le droit d'accéder à la majorité des fonctions. Mais dans les faits, les choses ne sont pas aussi avancées qu'on pourrait le croire. J'entends souvent dire autour de moi que l'égalité est désormais "acquise" et qu'il n'y a plus de bataille à mener. Selon moi, c'est une vision restrictive des choses. L'égalité, dans les faits, implique de repenser une partie de nos schémas sociaux, et de véritablement permettre aux femmes - et aux hommes - de choisir leur propre équilibre professionnel, familiale et social.

L'un des facteurs pour cela est la possibilité de signaler les discriminations dans le domaine professionnel, et malheureusement, les modifications proposées par le Grand Conseil ne vont pas dans le bon sens. A titre d'exemple, les nouvelles dispositions législatives rendront les procédures devant le Tribunal administratif plus complexe. De plus, La LEg traite de "l’ensemble des discriminations, comme par exemple la discrimination salariale, la discrimination à l’embauche ou lors de promotion", et non seulement des questions de harcèlement sexuel qui sont adressés par le groupe de confiance nouvellement créé.

L'égalité, dans les faits, implique également d'accepter que des parents aient une approche du travail différente. Notre société accepte-t-elle réellement que des hommes - et des femmes - adaptent leur activité de manière temporaire pour vivre pleinement leur rôle de parent? Car tant que ce ne sera pas le cas, il faudra qu'une personne (et pour des raisons historiques et culturelles, ce sera dans une majorité des cas la femme) se "sacrifie" dans une période de sa vie pour l'éducation des enfants.

La société suisse est-elle ouverte à des innovations sociales pour faciliter une conciliation harmonieuse? Je suis quant à moi certaine que çà n'est pas le cas, alors que la création de nouveaux modèles permettraient de faire évoluer les mentalités. Me concernant, je suis cheffe d'entreprise, travaille à temps partiel, et ai un, bientôt deux enfants en bas âge. Tout cela peut paraître impossible, mais je vous assurer que çà n'est pas le cas, quand on se détache des modes de fonctionnement traditionnels.

Un constat après 30 ans: quelles évolutions pour l'égalité

Envie d'en savoir plus? Je vous conseille de remplir l'enquête lancée par le réseau femmes(2) et de consulter les résultats qui seront publiés en 2011. Et si vous voulez savoir ce que ce type d'enquête donne comme résultat (3) dans un des pays les plus connus pour ses initiatives en faveur des femmes - la Suède - et de constater que si les rôles paraissent plus équilibrés dans les domaines professionnels, beaucoup reste à faire dans les domaines privés ou politiques. Je vous mets ci-dessous quelques unes des remarques qui m'ont parues les plus frappantes

  • Les femmes et les hommes n’en sont plus réduits à choisir entre l’activité professionnelle et les enfants – ils peuvent les concilier.
  • Les femmes cumulent leur activité professionnelle avec les soins des enfants et du ménage.
  • Les hommes cumulent leur activité professionnelle avec des pouvoirs économiques, politiques et syndicaux.
  • Les assemblées politiques élues au suffrage direct ont aujourd’hui réalisé la parité, mais pas celles qui sont élues au suffrage indirect.
  • Les inégalités sexuelles persistent au lycée et dans l’enseignement supérieur.
  • Les professions dominées par les femmes sont moins valorisées que celles dominées par les hommes.
  • Les disparités de salaires persistent...

References:

1. http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1688

2. http://www.ca-vous-est-egal.ch/

3. http://www.sweden.se/fr/Accueil/Travailler-vivre/Legalite...

04/08/2010

Licenciements après une grossesse: ceux dont on a connaissance, et les autres

La Tribune de Genève se faisait récemment l'écho de licenciements intervenus à La Halle aux vêtements.  

"[...] Les deux jeunes femmes ont évoqué peu ou prou le même scénario. Gérantes de magasin, l’une à Genève, l’autre dans le canton de Vaud, elles sont tombées enceintes. A la fin de leur congé maternité, elles sont convoquées au siège de l’entreprise, à Lausanne, où on leur notifie leur congé. « On n’a plus rien pour vous, on ne sait plus où vous mettre» aurait-on dit à l’une. « On n’a pas d’autre poste à vous proposer », a entendu la seconde." (http://www.tdg.ch/geneve/actu/licenciees-conge-maternite-...)

Après médiatisation du cas, les employées ont reçu une compensation pour ces licenciements. Cependant, de nombreux cas de licenciements abusifs dans des cas similaires existent, mais ne sont pas toujours signalés.

Ainsi, dans ma vie professionnelle et au cours de discussions privées, j'ai entendu maintes fois des femmes décrire le revirement soudain de leur employeur après leur retour de congé maternité.

Dans le cas le plus direct, ces femmes ont été "remerciées" dès leur retour, parfois avec une compensation financière.
Autres cas de figure: une pression pour leur départ ("Vous avez besoin de temps aménagé, nous ne pouvons vous l'offrir, nous vous conseillons de rechercher un autre emploi", "Le service s'est réorganisé en votre absence, vous ne serez plus à votre place" ou encore moins subtile: "vous ne serez pas en mesure de gérer une équipe avec vos nouvelles responsabilités personnelles. que voudriez-vous faire d'autre?")

Ces cas frisent la légalité, mais ils sont surtout symptomatiques de préjugés profonds sur les mamans. On part du principe qu'elles seront moins efficaces. On ne prend pas en compte leurs qualités de mamans (organisation personnelle, empathie envers les autres...) comme des atouts pour l'entreprise mais comme des freins.

Si vous avez été victimes de telles discriminations, je serais intéressée à recueillir votre témoignage. Contactez moi par messagerie.