18/11/2013

Des projets pour changer le monde! Entreprendre autrement

«Ma mère est égoïste dans le sens où elle ne peut pas vivre sans faire ce qu’elle fait. Elle a besoin de cela.» C’est par ces mots que sa fille parle de Lotti Latrous, personnalité suisse ayant reçu le Swiss Award 2004 pour son action au service des malades du sida dans les Centres Espoir qu’elle a créé en Côte d’Ivoire. Lotti Latrous est l’une des porteurs de projets qui sera présente mercredi 20 Novembre à 18 :15 à l’Université de Genève pour une table ronde sur le thème « Des projets pour changer le monde – créer de nouvelles générations d’entrepreneurs », afin de parler de son parcours, de ce qui l’a incité à s’impliquer dans un projet humanitaire, et l’impact que cela a eu sur son parcours de vie.

Des parcours aussi divers que les créateurs de projets

D’autres se sont tournés vers l’entrepreneuriat dans la région genevoise. C’est le cas d’une autre participante à la table ronde, Mazala Tajmouati, qui a co-fondé Crazy Brainstorm, une plate-forme communautaire «rassembleuse d’idées» avant de rejoindre récemment l’équipe de la Fondetec, qui soutient les entreprises en ville de Genève.

Laura Venchiarutti a quant à elle utilisé son expérience de l’insertion professionnelle et des défis de l’emploi pour créer un modèle innovant d’entreprise sociale d’insertion, Cleen Services, qui emploie des jeunes en rupture.

L’entrepreneuriat… aussi pour l’action sociale

L’événement, organisé par l’entreprise sociale Softweb en partenariat avec l’Université de Genève et soutenu par la ville de Genève, fait partie du programme de la semaine de l’entrepreneuriat. Il vise en particulier à ouvrir un débat sur l’innovation sociale et la promotion de la diversité dans l’entrepreneuriat social.

La semaine mondiale de l’entrepreneuriat est organisée dans 123 pays. A Genève, le mercredi 20 novembre est dédié aux projets sociaux et solidaires. L’entrepreneuriat social constitue une approche spécifique qui redéfinit le rôle de l’entrepreneur : en s’articulant autour d’un besoin de la communauté, il conjugue sens et dynamisme. Il permet de tirer partie de la créativité de la jeune génération et de lui donner des opportunités économiques valorisantes. Il fait la part belle à l’innovation sociale et permet de cultiver l’envie d’entreprendre auprès de publics qui ne s’intéressent pas toujours naturellement à l’entrepreneuriat.

Quelques informations pratiques :

Mercredi 20 novembre, UniMail, Genève. Entrée libre

18h15 à 20h00 : UniMail, salle S150

Table ronde Des Projets pour changer le Monde – Créer de nouvelles générations d’entrepreneurs

 

Et aussi :

12h15 à 14h00 : UniMail, salle S160

Atelier pratique Des Projets pour changer le Monde – Entreprendre autrement, de l’envie à la mise en oeuvre 

12h00 à 15h00 : UniMail, hall d’accueil

Stands d’orientation de l’économie sociale et solidaire et du monde associatif

 

Programme complet de la semaine de l'entrepreneuriat: http://www.liberezvosidees.ch

 

     

 

 

18/01/2013

Principes d'autonomisation des femmes: une chance pour les entreprises

Les Women’s Empowerment Principles (WEP), ou principes d’autonomisation des femmes, ont été établis sur l’initiative du Pacte mondial de l’ONU et d’ONU Femmes. Destinés aux entreprises, ces principes, dont l’adoption se fait sur une base volontaire, sont censés leur servir de ligne directrice pour renforcer l’égalité des chances et, par là même, affermir leur position sur le marché. Les WEP contiennent des recommandations concrètes sur la marche à suivre.

Au niveau des entreprises, ils consistent à mener une culture de direction favorable à l’égalité des sexes et à respecter les droits humains, tout autant qu’à garantir le bien-être des employés et à promouvoir la non-discrimination dans l’éducation, la formation et le développement professionnel. Mais ces principes intègrent aussi l’engagement hors de l’entreprise, par exemple sous forme d’initiatives communautaires et en soutenant les femmes qui exercent une activité indépendante.

De plus en plus d'entreprises en Suisse sont tentées par cette expérience: des entreprises multinationales, mais également des entreprises à taille humaine, comme des PMEs ou encore la Poste Suisse. 

Les principes d'autonomisation des femmes de l'ONU Femmes:

1. avoir une direction favorable à l’égalité des sexes au plus haut niveau des entreprises
2. traiter tous les hommes et les femmes de manière équitable au travail et de respecter et appuyer les droits de l’homme et la non‐discrimination.
3. garantir la santé, la sécurité et le bien‐être des travailleurs des deux sexes.
4. promouvoir l’éducation, la formation et le développement professionnel des femmes.
5. mettre en oeuvre des pratiques permettant d’autonomiser les femmes au niveau du développement des entreprises, de la chaîne logistique et du marketing.
6. promouvoir l’égalité grâce à des initiatives communautaires et à la mobilisation.
7. mesurer et faire rapport publiquement sur les progrès réalisés en faveur de l’égalité des sexes.
* Article d'origine publié sur le blog economieverte

28/02/2012

A l'Avenir, plus de sécurité?

A l'avenir, petit hameau de la commune de Presinge traversé par une route cantonale, la sécurité routière fait depuis longtemps débat. Depuis l'époque où le hameau accueillait un bistrot, les choses ont bien changé et rares sont les automobiles qui s'arrêtent. Et malheureusement, de nombreux incidents sont intervenus: des animaux sont morts, et il s'en est failli de peu que ce ne soit aussi le cas d'êtres humains. Pour moi, l'un des évènements les plus impressionnant a été la tentative de suicide qu'une dame a commis en se jetant sous les roues d'une voiture qui passait, et ce à quelques mètres de ma maison. Une chance toutefois, la voiture était conduite par un habitant du village voisin qui connaissait la dangerosité de l'endroit, et roulait à 40 kms/h. Si elle avait roulé ne serait-ce qu'à la limite de 50, ou même aux fameux 60 kms/h que tout le monde s'autorise à faire "de temps en temps", les conséquences auraient été tout autres. Mais bref, mon but n'est pas de vous plomber le moral, mais au contraire de vous parler de quelque chose de positif.

Premièrement, des aménagements ont été réalisés: nous avons vu apparaître au fil du temps un lampadaire, un radar, puis une bande cyclable. Dernier projet en date, celui d'une piste cyclable plus large. Il y aurait beaucoup à en dire (en effet, avoir cette piste cyclable va nous priver... d'un trottoir!!) mais çà n'est pas le sujet de cet article.

En effet, pour les personnes qui sont passées dans le coin récemment, vous aurez peut-être remarqué un changement , une addition: un panneau enjoignant les automobilistes à ralentir.

Il nous a semblé qu'en dehors des aspects répressifs et des infrastructures de sécurité, ce qui était important était de rappeler aux gens que des PERSONNES habitent ici: des ENFANTS, des PARENTS, des ANIMAUX...

Et quelqu'un nous a aidé dans cette belle aventure: Tom Tirabosco a accepté de réaliser un dessin qui je l'espère attirera le regard des automobilistes et les incitera à ralentir?!

Installation du panneau à l'Avenir

 

 

24/10/2011

Votre avenir professionnel: temps partiel et évolution de carrière

 

Cela fait plusieurs fois que je tombe sur cette publicité, et qu'elle m'interpelle. Je n'arrive pas encore à déterminer si cette annonce est novatrice et présente un message pertinent ou si elle renforce un stéréotype.
Votre avenir professionnel?
Possibilité de temps partiel
Evolution de carrière
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Avocat de la défense: le message est pertinent et novateur
Il est effectivement possible d'envisager une évolution de carrière tout en demandant du temps partiel, et voir pour une fois un employeur le clamer haut et fort est intéressant. J'entend souvent dire que les deux sont incompatibles, et c'est une vision limitée de la situation. Ce qui est vrai est que les entreprises ont encore peu d'emplois à temps partiel/temps partagé avec de vrais responsabilités. Ce qui est vrai également est que pour institutionaliser de temps partiels - notamment pour les cadres - au sein d'une entreprise, il faut s'engager dans une réflexion stratégique (pourquoi? parce que je manque de main d'oeuvre, parce que je ne veux pas perdre les cadres que j'ai formé, etc.) et organisationnelle. Ce qui est faux en revanche est que cela n'est pas possible, et que les employé(e)s à temps partiel sont désengagés de leur travail. Il y a des phases de la vie où un temps partiel peut s'avérer nécessaire. Et croyez-moi, si avec par exemple deux jeunes enfants à la maison, vous souhaitez conserver un poste important dans une entreprise, cela montre une sacrée volonté, un bon sens de l'organisation personnelle et une forte motivation. De plus, il est important pour de nombreuses personnes (par ex. personnes de la génération Y) de conserver une part de leurs activités sur d'autres sujets, et ces personnes créatives peuvent s'avérer être des ressources de qualité pour l'organisation. En ce sens, donc, montrer que des employeurs ont besoin de ces personnes est pertinent, et novateur.
Avocat du diable: "business as usual"* / pas de nouveauté sous le soleil
Pourtant, je reste circonspecte par rapport à la forme. La photographie reste somme toutes assez stéréotypée: c'est une femme qui est montrée sur la photo, et à première vue - mais j'aimerais qu'on me dise le contraire - elle est plutôt dans une fonction subalterne. Oui, de nombreuses femmes sont attirées par les professions médicales/les soins à la personne. Et oui, ce sera souvent elles qui seront demandeuses de temps au moment de l'arrivée des enfants. Mais on s'achemine aujourd'hui vers un changement de paradigme, et la meilleure manière de le soutenir et d'être vraiment novateur est de montrer une image constrastée/balancée. Alors, à quand la prochaine de ces annonces avec un jeune homme?

 

http://en.wiktionary.org/wiki/business_as_usual

 

20/10/2011

Mompreneurs: une autre vision de l'entrepreneuriat

Les mompreneurs sont un nouveau genre d'entrepreneures (entrepreneuses?). En lançant leurs entreprises alors qu'elles ont des enfants en bas âge, ces créatrices d'entreprises tentent de résoudre une quadrature du cercle: trouver une activité gratifiante/intéressante, avec des horaires flexibles qui leur permettent de passer - si elles le souhaitent - plus de temps avec leurs bambins, le tout, bien sûr, devant faire vivre la famille.

De nombreuses mompreneurs choisissent de créer des boutiques en ligne. En tant que mamans, elles identifient des produits manquants sur le marché (produits bio/mode/bébé/femmes/...) et peuvent gérer l'ensemble depuis leur domicile: production ou approvisionnement, gestion du site, hotlines, etc...

Mais les mompreneurs nouvelle génération créent aussi d'autres types d'entreprises: indépendantes, sociétés de service, coachs, etc... Cherchant à résoudre le même problème au niveau de la conciliation vie familiale/vie professionnelle, ces "néo-indépendantes" créent des activités qui suivent leur rythme, et portent des valeurs qui leur ressemblent.

Ce mouvement aurait pu rester confidentiel, mais il n'en est rien. Après un succès aux états-unis, le concept a envahi la France, puis la Suisse avec la création début 2011 de l'association suisse des mompreneurs (www.mompreneurs.ch). L'avantage de ce type de réseau? Il évite de se retrouver isolée et de rentrer en contact avec des personnes plus expérimentées ayant rencontré et souvent dépassé les mêmes écueils.

Et vous, qu'en pensez-vous??

Envie d'en savoir plus? rendez-vous lors des mamcafés mensuels à Genève ou Lausanne, ou écrivez-moi (aurore@yoursoftweb.com)

N.B.: l'article original a été publié l'an dernier sur le blog economieverte