05/06/2010

Des concerts et des célébrations

Ce dimanche, plein de concerts aux bains des pâquis pour des célébrations importantes.

lairdesbains.jpg

 

 

 

Tout d'abord (honneur aux hôtes), les bains fêteront leurs 20 ans d'existence avec la sortie attendue du CD l'air des bains. Avec de nombreux artistes suisses, beaucoup d'originalité et de fraîcheur, et dans un cadre idyllique: vous pourrez découvrir notamment Alenko, Jerrycan ou encore Julien Brulhart, Pascal Schaer & Sophie Ding (ma chouchoutte, perso). Envie d'en savoir plus?? Alors allez voir http://www.newhealingsounds.com/CD_BainsDesPaquis.html ou encore http://www.bains-des-paquis.ch

 

 

014_MichGerber_A_Jaquemet_7.jpgEnsuite ("last but not least", comme on dit dans la langue de shakespeare), Mich Gerber, "incontournable artiste suisse" (@Ashley), bassiste et compositeur de jazz électronique inspiré des musiques du monde, donnera un concert - toujours aux bains des pâquis - à 17h - dans le cadre de la journée Making Peace. Quelle célébration? le 100ème anniversaire du prix nobel de la paix du BIP.

 

Avec tout celà, si vous êtes amateur de musique un peu, amateur de musique suisse beaucoup (avec ou sans Stephan Eicher), vous n'avez plus aucune raison de ne pas venir dimanche nous retrouver avec ce beau soleil qui s'annonce...

 

 

http://www.makingpeace.org
http://www.weekendinternational.ch

04/05/2010

Un travail à temps partiel

Il est très difficile, parfois impossible, de trouver un travail à temps partiel qui soit malgré tout intéressant.

 

Parmi les hypothèses souvent faites par les employeurs à ce propos est le fait qu’une personne qui travaille à temps partiel sera moins impliquée dans son travail. De part mon expérience personnelle et professionnelle, je pense sincèrement que c’est très souvent l’inverse. Une personne qui gagne en flexibilité pour s’investir dans d’autres activités (maternage, formations, autres…) sera reconnaissante envers son employeur et plus encline à s’investir intensément. A titre d’exemple, toutes les personnes que je connais qui travaillent à 80% font quasiment le même nombre d’heures, mais ont une journée entière à consacrer à d’autres activités. Pour parler vulgairement, c’est « tout benef » pour l’employeur qui a un employé motivé, sérieux… qu’il paie moins cher.

 

Il est certain par contre qu’il peut s’avérer plus compliqué administrativement de gérer une personne travaillant à temps partiel. Mais pas forcément plus que de gérer les absences pour congé ou armée pour parler des cas les plus pratiques.

 

Un autre gros avantage du temps partiel est que cela introduit une foule de nouvelles opportunités en termes de temps partagé. En tant que créatrice d’entreprise, je peux difficilement payer un comptable ou un marketer à temps plein, mais si je pouvais employer quelqu’un à 20 ou 30%, quitte à le « partager » avec une autre entreprise dans le même besoin, alors je serais en mesure de développer plus vite et plus efficacement mon entreprise au lieu de devoir me résoudre à faire toutes ses opérations moi-même parce que je ne trouve pas les ressources qualifiées sur le marché du travail avec ces temps de travail.

 

Je pense en particulier que de nombreuses femmes très qualifiées hésitent à reprendre un emploi à 100% après leur premier ou leur deuxième enfant et se retrouvent à prendre un emploi à temps partiel pour lequel elles sont sur-qualifiées. Et je pense que c’est ce qui amène les femmes qui se battent pour l’égalité salariale à penser qu’il est impossible  de souhaiter poursuivre une carrière en réduisant son taux d’activité (voir notamment l’article des quotidiennes : http://www.lesquotidiennes.com/travail/un-taux-dactivit%C3%A9-inf%C3%A9rieur-%C3%A0-80-r%C3%A9duit-%C3%A9norm%C3%A9ment-les-chances-d%C3%A9volution-dune-carri%C3%A8re.html )

 

Si le taux d’activité est inférieur à 80% mais reste un emploi à responsabilité, qualifié et même entrepreneurial, alors les employeurs ont tout intérêt à considérer ces femmes comme des personnes compétentes, disponibles et flexibles, donc comme des recrues de qualité.

 

Qu’en pensez-vous ??

09/10/2009

Quels regrets ou enseignements pour cette campagne?

Il est toujours difficile de faire un bilan de campagne avant le résultat des élections. On peut avoir un ressenti par rapport à un investissement effectué, mais il est virtuellement impossible de savoir si cet investissement portera ses fruits.

En ce qui me concerne, une seule règle m’a animée au cours de cette campagne: ne rien regretter. Pour moi, cela signifiait: avoir – prendre – le temps de mener à bien les initiatives qui me semblaient intéressantes. Je pense qu’il y a peu de choses que je ferais différemment si je devais recommencer cette campagne.

J’ai fait le choix de m’investir tres tôt dans la campagne – en Novembre de l’année dernière. Pourquoi? Parce que dans ma définition, un politicien ne peut pas être uniquement dans l’artifice et doit développer des connaissances approfondies. J’ai donc souhaité m’impliquer dans la stratégie de campagne ou encore dans la conception du programme électoral.

Mais concrètement, se donner le temps de faire campagne, cela signifie faire des “sacrifices” personnels, en termes de salaire et de temps personnel. A l’heure actuelle, je ne regrette pas le temps que j’ai investi, car j’ai l’impression d’avoir “grandi” au cours de cette campagne. Mais j’avoue redouter les résultats de cette élection car elles me confronteront à une forme d’échec personnel. Est-ce que les candidats devraient être soutenus par la République dans cet investissement? Peut-être, mais ca n’est pas une priorité. Il faudrait déjà que la République soutienne de manière plus efficace les élu(e)s!! Même si c’est un sujet polémique, presque tabou, l’investissement politique – jusqu’à un haut niveau de responsabilité – n’est pas valorisé. On ne vit pas décemment avec un seul salaire de député ; les députés n’ont de plus pas un statut d’employé et ne sont donc pas “protégés” par nos systèmes sociaux (retraite, maternité…). Il est donc difficile de s’engager pour le bien commun si on n’a pas les reins solides, ce qui exclut de fait une part de la population.

Je pense que l’une de mes plus grandes frustrations au cours de cette campagne est venue du difficile équilibre à créer entre les actions collectives et les actions individuelles. Les actions collectives sont essentielles: elles permettent de créer un esprit d’équipe au sein du groupe de candidats – elles permettent de forger une “image” à la liste. Mais le fait est que sans action de communication personnelle, impossible d’être dans les “happy few”, les quelques chanceux qui deviendront député(e)s. Quand on est un “jeune” candidat, il me paraît bien difficile de faire sa place au soleil.

Facebook et les blogs sont des outils démocratiques en ce sens qu’ils permettent à tous les candidats de s’exprimer sur leurs sujets de prédilection. Cependant, il est important de connaître les limites de ces outils. Facebook, s’il laisse une grande liberté d’expression, est aussi par définition un club d’initiés, qui peut donner l’impression trompeuse de communiquer ses idées au monde entier. Facebook a également l’autre désavantage de mélanger par défaut les communications privées et politiques, ce qui pour des personnes qui ne maîtrisent pas ses subtilités peut s’avérer extrêmement dangereux.

Les blogs – et notamment les blogs liés à un journal – sont un outil plus intéressant pour les campagnes thématiques, puisqu’ils mettent en avant le message et non la personne. Ils sont aussi une manière d’engager un dialogue avec les médias. De plus, le fait de soumettre ses idées personnelles au “grand public” peut permettre de mieux comprendre les enjeux (thématiques et politiques), mais aussi d’expérimenter à une petite échelle les attaques que l’on subira plus tard dans la vie politique. Mais dans tous les cas, ces outils virtuels ne peuvent se suffire à eux-même: ils doivent être une passerelle, le prolongement d’une action de terrain mais pas le centre de la campagne.

Si je devais donner un conseil à des jeunes concernant leur engagement en politique, je leur dirais les choses suivantes:

  • osez vous mettre en avant
  • réfléchissez aux thèmes phares que vous souhaitez développer (pas plus d’un ou deux)
  • posez des questions / demandez des conseils à des personnes plus expérimentées, dans votre parti ou à l’extérieur
  • si c’est votre première campagne, emmagasinez un maximum d’informations, car tout ce que vous voyez aujourd’hui vous rendra plus fort dans le futur
  • et surtout… profitez !!!!

07/10/2009

De l'usage du mentoring en entreprise: pour les femmes... et les jeunes??

Concernant le débat actuel sur les méthodes pour faciliter l'embauche des jeunes, certaines pistes explorées dans le domaine de l'emploi au féminin peuvent être réutilisées pour la promotion des jeunes. C'est notamment le cas de la mise en place de programmes de mentoring.

Comme je le soulignais dans mon article sur http://economieverte.blog.tdg.ch, ce qui manque souvent à un jeune pour être embauché en entreprise est l'établissement d'un climat de confiance. Pour établir celui-ci, il faut que le jeune ait conscience des enjeux du travail en entreprise. Certaines formations proposent une initiation aux rites de l'entreprise : dans l'école d'ingénieurs que j'ai fréquentée, ce cours s'appelait "Formation Humaine et Sociale", mais malgré toute la bonne volonté des enseignants, je n'ai pas le souvenir d'y avoir appris une seule compétence qui ne me permette véritablement de mieux m'insérer dans le monde du travail.

Je pense que le système de mentorat est plus adapté pour se rendre compte des enjeux de la vie en entreprise. Via le contact avec un mentor - homme ou femme - le menté peut gagner du temps sur sa propre évolution personnelle en ayant un premier retour d'expérience de la vie en entreprise. De plus, la relation avec le mentor peut lui permettre de nouer de nouveaux contacts qui faciliteront sa progression au sein de l'entreprise.

Mais alors, qui peuvent être ces mentors et surtout quels sont les outils politiques que l'on peut mettre en oeuvre pour faciliter l'établissement de duos mentors-mentés?

Pour être efficace, je pense que ce système de mentorat devrait être inter-entreprises. Les mentors pourraient s'annoncer auprès d'une instance coordonnée par l'Etat de Genève en tant que volontaires au programme. Enfin, les jeunes en dernière année de formation ou déjà en recherche d'emploi auraient la possibilité de se déclarer intéressés à être guidés dans leur recherche professionnel.

Je finirai sur ce point: un autre intérêt de ce système est qu'il désacralise le rôle des cadres et dirigeants d'entreprise. Même si dans notre pays le clivage n'est pas trop fort entre le bas et le haut de l'échelle, on a tout de même tendance à penser que le dirigeant d'entreprise "exploite" par définition ses employés, alors que nombre d'entre eux tendent à avoir également un rôle non seulement économique de création d'emploi mais également un rôle social.

04/10/2009

Une crèche pour le Grand Conseil?

Dans le domaine des prestations sociales, Genève est parfois à la traîne.
C'est notamment le cas pour la conciliation de la vie politique et familiale pour les député(e)s au Grand Conseil.

Et au Grand Conseil... de Neuchâtel, çà se passe comment?
Signe de l'évolution de la société et de la volonté de mieux concilier les exigences de la vie privée et de l'engagement professionnel, un partenariat public-privé entre l'Etat de Neuchâtel, la Banque Cantonale et une entreprise locale a permis de financer l'ouverture d'une crêche à Neuchâtel. Celle-ci possède une capacité suffisante pour les besoins du personnel des entités créatrices et est de plus ouverte aux parents assumant un mandat au Grand Conseil, durant les sessions de celui-ci.

Car la deuxième différence notable entre l'organisation du Grand Conseil à Genève et Neuchâtel concerne les horaires des sessions. A Neuchâtel toutes les séances, y compris les séances de groupe, ont lieu pendant la journée et chaque commission choisit son jour de séance. Cette répartition des horaires est plus pratique pour les parents sans pour autant pénaliser les députés qui exercent une activité salariée.

A Genève, rien de nouveau sous le soleil?
A Genève, a-t-on une chance que de telles initiatives voient le jour? Concernant les horaires, un projet de loi a été déposé en ce sens et renvoyé à la commission des droits politiques.

Alors, il faudra s'atteler à ce que l'Etat - seul ou dans le cadre d'un partenariat public-privé - crée l'impulsion nécessaire qui permettra que les représentants d’une haute fonction cantonale (les député(e)s, donc) aient accès en tant que parent à une crêche et puissent ainsi mieux conjuguer leur vie personnelle et leur engagement politique.