11/02/2010

Madame la présidente

Samedi dernier, 700 femmes (dont... moi) se sont retrouvées à Berne dans le but de rencontrer les "3 femmes présidentes", soit Pascale Bruderer, présidente PS du Conseil National, Erika Forster, présidente du Conseil des Etats et la (NDLR: magnifique) Doris Leuthard, présidente du Conseil Fédéral.

Sur l'idée, cette rencontre était une très belle initiative. Les 3 présidentes se sont montré accessibles et conviviales, et pour les personnes qui n'avaient jamais eu l'occasion de se rendre au palais fédéral à Berne, c'était l'occasion d'une visite touristique. De plus, des groupes de travail thématiques permettaient de rencontrer des personnes passionantes, dans des styles variés: de Lara Gut, jeune sportive suisse à une membre de la direction du Swatch Group en passant par des médecins, policières... ayant toutes envie de partager sur leur parcours.

Cependant, en ce qui me concerne, cette rencontre a créé des regrets. Car combien d'opportunités y a-t-il de faire déplacer 700 femmes d'une telle carrure à Berne (un samedi qui plus est)? N'aurait-il pas alors fallu mieux exploiter ces deux heures accordées?

J'aurais aimé connaître le nom des femmes qui se sont rendu avec moi à cet évènement, du moins de celles qui avaient des projets et idées pour la promotion des femmes en politique ou dans le monde économique.
J'aurais souhaité avoir la possibilité de participer à plus d'un groupe de travail et d'engager une véritable discussion avec certaines des femmes passionantes qui étaient présentes.

Bien sûr, il n'est pas possible de remplir tous les objectifs en seulement deux heures, mais j'ai le sentiment qu'en pensant cet évènement comme un moment de partage et pas seulement un évènement médiatique, nous aurions pu le rendre plus intéressant.

30/01/2010

Couches lavables et développement durable... Une belle initiative étudiante

Créer des objets écologiques est une chose, mais les faire rentrer dans les moeurs du grand public en est parfois une autre.

Il y a quelques temps, j'ai été contactée par la RSR pour m'exprimer sur des couches mi-lavables et mi-jetables. Il faut savoir que l'usage de couches jetables pendant les premières années d'un enfant représente une somme conséquente et est un désastre en termes écologiques. C'est jusqu'à 10 petits bouts de plastique sales que vous mettez dans votre poubelle tous les jours... Alors multipliez ca par 365 jours sur 2 à 3 ans... Alors forcément, en tant que verte et jeune maman, il a fallu que je m'intéresse aux alternatives.

A Genève, la boutique "l'envie de fraises" est pionnière dans ce domaine. En plus d'être la première à proposer différents modèles de couches lavables, sa propriétaire est charmante et d'excellent conseil. Oui, mais voila, à l'usage, ces petites choses ne fonctionnent pas toujours à 100%. Si vous vous etes retrouves ne serait-ce qu'une fois avec une couche lavable fuyante lors d'une excursion en ville, vous envisagez le retour aux bonnes vieilles methodes ou en tous cas un panachage. Difficile parfois de faire un compromis entre l'écologie et le pratique. Alors si de nouveaux produits peuvent permettre de finir de résoudre les derniers détails techniques, c'est une excellente idée.

A St-Imier, un groupe de jeunes apprentis s'est penché sur la question et cherche de nouvelles méthodes pour rendre ces produits grand public:

"Nous désirons à travers notre projet, démontrer que l'usage des couches culottes lavables est plus économique et écologique que celui des couches jetables traditionnelles. La « révolution » se déroulera en association avec les deux crèches de Saint-Imier. L'objectif premier est de sensibiliser les mamans qui mettent leurs enfants à la crèche, à utiliser des couches culottes lavables à la place des couches jetables afin de promouvoir l'écologie et l'économie. " Trésor NzokiraSi vous souhaitez aider ces étudiants, contactez-moi et je transmettrai

 

Pour écouter le reportage de la RSR: http://blogs.rsr.ch/biosphere/hamac-a-mi-chemin-entre-le-...
Si vous voulez la version longue... www.yoursoftweb.com/audio_files/20100122-biosphere-une-co...
Et si vous voulez en savoir plus sur l'excellent projet atelier sur le climat: http://myclimate.cyberspace.ch/index.php?l=f

 

07/10/2009

De l'usage du mentoring en entreprise: pour les femmes... et les jeunes??

Concernant le débat actuel sur les méthodes pour faciliter l'embauche des jeunes, certaines pistes explorées dans le domaine de l'emploi au féminin peuvent être réutilisées pour la promotion des jeunes. C'est notamment le cas de la mise en place de programmes de mentoring.

Comme je le soulignais dans mon article sur http://economieverte.blog.tdg.ch, ce qui manque souvent à un jeune pour être embauché en entreprise est l'établissement d'un climat de confiance. Pour établir celui-ci, il faut que le jeune ait conscience des enjeux du travail en entreprise. Certaines formations proposent une initiation aux rites de l'entreprise : dans l'école d'ingénieurs que j'ai fréquentée, ce cours s'appelait "Formation Humaine et Sociale", mais malgré toute la bonne volonté des enseignants, je n'ai pas le souvenir d'y avoir appris une seule compétence qui ne me permette véritablement de mieux m'insérer dans le monde du travail.

Je pense que le système de mentorat est plus adapté pour se rendre compte des enjeux de la vie en entreprise. Via le contact avec un mentor - homme ou femme - le menté peut gagner du temps sur sa propre évolution personnelle en ayant un premier retour d'expérience de la vie en entreprise. De plus, la relation avec le mentor peut lui permettre de nouer de nouveaux contacts qui faciliteront sa progression au sein de l'entreprise.

Mais alors, qui peuvent être ces mentors et surtout quels sont les outils politiques que l'on peut mettre en oeuvre pour faciliter l'établissement de duos mentors-mentés?

Pour être efficace, je pense que ce système de mentorat devrait être inter-entreprises. Les mentors pourraient s'annoncer auprès d'une instance coordonnée par l'Etat de Genève en tant que volontaires au programme. Enfin, les jeunes en dernière année de formation ou déjà en recherche d'emploi auraient la possibilité de se déclarer intéressés à être guidés dans leur recherche professionnel.

Je finirai sur ce point: un autre intérêt de ce système est qu'il désacralise le rôle des cadres et dirigeants d'entreprise. Même si dans notre pays le clivage n'est pas trop fort entre le bas et le haut de l'échelle, on a tout de même tendance à penser que le dirigeant d'entreprise "exploite" par définition ses employés, alors que nombre d'entre eux tendent à avoir également un rôle non seulement économique de création d'emploi mais également un rôle social.