26/02/2010

Une mère parfaite?


De tous temps, les femmes ont ete comparees a un modele.

Fut un temps, le  modele dominant etait indeniablement celui de la femme au foyer, veritable stakhanoviste des taches domestiques, epouse attentive et mere omnipresente.

Puis vint 1968 et la "libération" de la femme. Depuis ce jour, plusieurs modèles d'identification ont coexistés, offrant théoriquement une gamme complète de possibilités, de la femme au foyer a la business woman en passant par tous les dégradés.

Mais tous ces modèles ont en tous cas un point commun: on pourrait tous les intituler "wonderwoman".
Pour les femmes (et pas seulement pour les femmes d'ailleurs), mener à bien leur existence, en jonglant entre leurs différentes missions, est un véritable casse-tête.

Pour parler de ce que je connais (déjà) assez bien: avoir un très jeune bébé et mener une carrière et une présence associative est extrêmement délicat. On doit se remettre en cause à chaque étape, en évaluant à chaque instant ce qui est bien pour l'enfant, et les sacrifices qui sont acceptables.

Et surtout, quelque soit l'équilibre fragile que la famille aura trouvé, il se trouvera toujours quelqu'un pour critiquer ces options: pas assez ou trop de temps pour l'enfant, une éducation plus ou moins rigoureuse... toutes les options seront soumises à un crible rigoureux.
Alors si je ne devais retenir qu'une chose, ce sera la suivante: n'essayez pas d'être une mère (/une femme) parfaite, soyez la mère (la femme) que vous pouvez être. Faites ce que votre coeur vous dit et ce que votre enfant vous suggère, à sa manière.
 

11/02/2010

Madame la présidente

Samedi dernier, 700 femmes (dont... moi) se sont retrouvées à Berne dans le but de rencontrer les "3 femmes présidentes", soit Pascale Bruderer, présidente PS du Conseil National, Erika Forster, présidente du Conseil des Etats et la (NDLR: magnifique) Doris Leuthard, présidente du Conseil Fédéral.

Sur l'idée, cette rencontre était une très belle initiative. Les 3 présidentes se sont montré accessibles et conviviales, et pour les personnes qui n'avaient jamais eu l'occasion de se rendre au palais fédéral à Berne, c'était l'occasion d'une visite touristique. De plus, des groupes de travail thématiques permettaient de rencontrer des personnes passionantes, dans des styles variés: de Lara Gut, jeune sportive suisse à une membre de la direction du Swatch Group en passant par des médecins, policières... ayant toutes envie de partager sur leur parcours.

Cependant, en ce qui me concerne, cette rencontre a créé des regrets. Car combien d'opportunités y a-t-il de faire déplacer 700 femmes d'une telle carrure à Berne (un samedi qui plus est)? N'aurait-il pas alors fallu mieux exploiter ces deux heures accordées?

J'aurais aimé connaître le nom des femmes qui se sont rendu avec moi à cet évènement, du moins de celles qui avaient des projets et idées pour la promotion des femmes en politique ou dans le monde économique.
J'aurais souhaité avoir la possibilité de participer à plus d'un groupe de travail et d'engager une véritable discussion avec certaines des femmes passionantes qui étaient présentes.

Bien sûr, il n'est pas possible de remplir tous les objectifs en seulement deux heures, mais j'ai le sentiment qu'en pensant cet évènement comme un moment de partage et pas seulement un évènement médiatique, nous aurions pu le rendre plus intéressant.